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En Afrique Centrale

PAIX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Les coordonnateurs du dialogue centrafricain chez Omar Bongo(La Revue de la presse d'internet Gabon 05/02/2003)

Médiateur dans la crise politico-militaire en Centrafrique pour la CEMAC, le chef de l'État a reçu une délégation conduite par Mgr Paulin Pomodimo. LE dialogue centrafricain proposé en novembre 2002 par le président de la République de Centrafrique, Ange-Félix Patassé, est en préparation. Depuis lundi dernier, les deux coordonnateurs désignés pour l'organiser, Mgr. Paulin Pomodimo, et l'ancien Premier ministre, Henri Maïdou, effectuent une tournée dans ce sens. Hier, ils ont eu un entretien, dans le cadre de la première étape de leur périple, avec le président Omar Bongo, le médiateur pour la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (Cémac) dans la crise politico-militaire qui secoue la Centrafrique depuis longtemps. Mgr Pomodimo a souligné qu'ils sont venus "écouter les conseils du président Bongo avant d'entreprendre des prises de contacts avec les Centrafricains de l'extérieur." Après la capitale gabonaise, les deux hommes gagneront Brazzaville ou ils devraient rencontrer le président congolais Denis Sassou Nguesso en sa qualité de président en exercice de la Cémac. L'évêque de Bossangoa et l'ancien-patron de la Primature centrafricaine se rendront ensuite à Paris pour "une prise de contact avec leurs compatriotes qui y vivent", dont le général François Bozizé, le chef de la rébellion centrafricaine qui a revendiqué la tentative de coup d'État du 25 octobre 2002 et qui vit en exil à Paris. Mais ses partisans occupent une partie du territoire national.
Après la France, les coordonnateurs du dialogue centrafricain devraient se rendre aux États-Unis pour tenter de persuader les bailleurs de fonds de financer ces assises politiques qui, selon le gouvernement de Centrafrique, pourraient se tenir en mars prochain. Mgr Pomodimo a profité de la rencontre avec le chef de l'État pour l'informer également que le budget prévisionnel dudit dialogue national centrafricain est de 750 millions F CFA, dont 160 millions F CFA pour la hase préparatoire. Avant d'entamer cette tournée les deux coordonnateurs ont consulté, au cours des dernières semaines tous les acteurs politiques et ceux de la société civile de la RCA. Il faut souligner que le Gabon et son chef sont bien impliqués dans la recherche de solutions à la crise centrafricaine. Outre les nombreuses initiatives diplomatiques du président Bongo dans ce sens, les Forces armées gabonaises assurent un rôle de leadership dans le cadre de la Force multinationale Cémac de maintien de la paix en Centrafrique. 150 militaires gabonais sont présents à Bangui, depuis deux mois, au sein de cette force.
Source : Journal l'Union Plus du 05/02/2003

Le président Bongo choisi comme médiateur dans le conflit au Congo

BRAZZAVILLE, 29 déc. 1999 (AFP)

Le président gabonais Omar Bongo a été officiellement désigné mercredi comme "médiateur" dans le conflit au Congo à l'occasion de la signature à Brazzaville d'un "accord de cessation des hostilités" entre l'armée et des miliciens rebelles.

Lors de cérémonie de signature à laquelle M. Bongo a pris part aux côtés du président congolais Denis Sassou Nguesso, le commandant de l'année de terre, le général Gilbert Moukoki et le chef d'un groupe de miliciens rebelles, le colonel Boungou Boungou, ont convenu de cesser les hostilités.

L'accord, le second du genre entre le pouvoir et des miliciens rebelles depuis la minovembre, prévoit également un "dialogue national sans exclusive" au Congo pour mettre fin aux violences qui ont ravagé le centre du pays depuis un an.
M. Bongo a été choisi par les parties comme médiateur dans ce "dialogue national", a indiqué le général Sassou Nguesso.
M. Bongo a déjà mené plusieurs médiations au Congo-Brazzaville depuis les premiers affrontements entre milices des partis politiques, en 1993.

Les chefs politiques des milices Ninjas et cocoyes, l'ex-président Pascal Lissouba et son dernier Premier ministre Bernard Kolélas, n'ont pas pas été accociés à la signature de l'accord. MM. Lissouba et Kolélas sont actuellement exilés et le régime du général Sassou Nguesso entend les juger pour "crimes de guerre".

Les deux hommes avaient qualifié le premier accord signé en novembre à Pointe-Noire (ouest) par l'armée et un groupe d'officiers des milices de "machination".